Le Château d'Ecotay l'Olme (42600, Loire)
Le château est construit sur un éperon rocheux qui domine le confluent des vallées profondément découpées du Cotoyet et du Bouchat. Il se compose d'un donjon de plan quadrangulaire, dont restent quatre niveaux en élévation: un niveau de basse-fosse, sans ouverture à l'origine; un premier étage dont le plancher était posé sur un retrait du mur, avec un accès à l'est, face à l'église, ou au sud; un deuxième étage dont le plancher était posé sur un retrait des murs nord et sud, avec une ouverture à l'ouest et une fenêtre en forme de lancette à l'est ; un troisième étage dont le plancher reposait sur des consoles. Le donjon est entouré d'une première enceinte polygonale qui n'a plus de porte visible. Une seconde enceinte englobait l'église et quelques maisons du village. Il en reste peu de vestiges en élévation, envahis par la végétation. Les murs du donjon et de la première enceinte sont en moellon de granite, ponctués de trous de boulin, avec des chaînes d'angle en pierre de taille.
Ce site était le siège d'une des quatre baronnies du Forez. Un de ses premiers seigneur serait un Écossais. Il aurait donné son nom au site, d'abord écrit Escotay puis Écotay. Le château a d'abord appartenu aux comtes de Forez. Le site comprenait le château des barons d'Écotay et une église. On note un Bertrandus d'Escotay entre 1203 et 1215. En 1217, consécration de l'église Saint-Étienne.
La seigneurie d'Écotay passa au xiiie siècle à la famille de Lavieu. À la mort de Jean de Lavieu, baron d'Écotay sans héritier direct en 1478, la seigneurie revint à la famille de Talaru-Chalmazel. Les seigneurs suivant ont été les de La Rue, de Rivarol et de Meaux. La seigneurie a été transférée au xviiie siècle au château de Quérezieux.
En 1789, Écotay est dit village annexe de la paroisse de Bard.
Mais le château a sans doute été délaissé dès le XVe siècle. A la fin du XVIIIe siècle, la seigneurie appartient à une famille d'origine Sarde, à qui les biens dépendant d'Ecotay sont restitués en 1793, et qui les revend en 1801 à des marchands de biens. Ils revendent Ecotay à la famille de Meaux en 1804.
En 1842, la partie orientale de l'enceinte, dont le tracé est visible sur le cadastre de 1808, est détruite et le rocher de la plateforme du donjon creusé afin de permettre l'agrandissement de l'église, devenue paroissiale quelques années plus tôt. En 1981, la famille de Meaux cède les ruines du château fort à la commune, pour le franc symbolique. Des travaux de consolidation et mise en sécurité (reprise générale des maçonneries du donjon et de l'enceinte).
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